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"L’arrivée d’Hermès à Héricourt, c’est Noël avant l’heure"

INTERVIEW Député-maire socialiste d’Héricourt, Jean-Michel Villaumé explique les conditions dans lesquelles le géant français de la maroquinerie de luxe a choisi de créer deux ateliers en Franche-Comté.

Hermès a annoncé ce mardi la création en Franche-Comté de deux nouveaux ateliers de maroquinerie, à Héricourt (Haute-Saône) et dans le pays de Montbéliard (Doubs), portant à 16 le nombre d’unités de production en France. Le député-maire socialiste d’Héricourt, Jean-Michel Villaumé, réagit à cet investissement.

Pourquoi Hermès a-t-il choisi de s’installer à Héricourt, petite commune de 11.000 habitants?

Jean-Michel Villaumé. Hermès connait bien la région poury être déjà implanté, à Seloncourt (Doubs). Notre territoire est très bien desservi puisque nous sommes à 10 minutes de l’autoroute et à 15 minutes de la gare TGV. Les trois ateliers, celui de Seloncourt qui existe déjà et les deux futurs, celui d’Héricourt et de Montbéliard seront situés à 10 kilomètres les uns des autres facilitant les échanges. Surtout pour Hermès l’essentiel est d’avoir à sa disposition une main d’œuvre qualifiée. Or le pays de Montbéliard accueille une école de formation aux métiers de sellier et maroquinier d’art, l’Ecole Boudard située à Bethoncourt. Enfin notre commune disposait d’un foncier disponible puisque nous avons une importante friche textile qui pouvait accueillir un site industriel.

Depuis quand discutez-vous avec Hermès?

Les discussions ont commencé à la fin de l’année dernière. Les représentants d’Hermès sont venus plusieurs fois visiter la friche "Paquis" sur lequel va être construit le futur atelier. Nous avons travaillé avec un cabinet d’architecte qui a proposé à Hermès une requalification totale du site, c’est-à-dire une démolition, une dépollution et une reconstruction en préservant néanmoins le caractère industriel des bâtiments mais en apportant une exigence environnementale supplémentaire. Il faut compter 18 mois avant que le bâtiment soit pleinement opérationnel, c’est-à-dire pas avant début 2015. D’ici là un site provisoire, situé sur la commune d’Etupes (Doubs) accueillera les premiers artisans.

Qu’est-ce qui a été décisif dans le choix d’Hermès? Allez-vous apporter une aide financière à ce projet?

Hermès ne demande rien. Ce n’est pas le genre de cette maison d’aller quémander de l’argent public. Pour notre commune c’est une chance incroyable de voir une marque aussi prestigieuse s’installer ici. C’est un peu Noël avant Noël. Les discussions ont été portées à un haut niveau puisque le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, par ailleurs président de la Communauté d’agglomération du pays de Montbéliard s’est impliqué personnellement dans ce dossier rencontrant à plusieurs reprises Axel Dumas et Patrick Thomas, les co-gérants d’Hermès.

Qu’est-ce que cet atelier va apporter à votre commune ? Avez-vous pu chiffrer le montant des taxes foncières et professionnelles que ce projet va générer ?

Non, c’est trop tôt pour évaluer les retombées fiscales directes. En revanche, nous savons que l’atelier va accueillir 250 emplois directs. Dans le contexte industriel actuel, c'est tout-à-fait exceptionnel.